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Xavier OLLIVIER
Kinésithérapeute Pédiatrique à domicile - Paris
 
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La kinésithérapie respiratoire chez le nourrisson.

Mon point de vue face aux recommandation de L’HAS de novembre 2019 concernant la kinésithérapie respiratoire chez le nourrisson.

Suite aux recommandations de bonne pratique mis en ligne le 14 novembre 2019, le rôle du kinésithérapeute dans cette pathologie est remis en cause. Or dans le rapport de l’HAS il est précisé que « Quand c’est nécessaire, il est essentiel d’assurer une surveillance pluridisciplinaire de ces nourrissons afin de ne pas les perdre de vue pendant cette période critique. Le médecin de soins primaires devra s’assurer de la mise en place des mesures éducatives et de surveillance adaptées à l’évaluation du nourrisson par les professionnels de premier recours et les réseaux bronchiolite. L’environnement autour du nourrisson : absence de tabagisme, niveaux adaptés de température et de chauffage, hygiène et lieux de prise en charge à domicile, chez la nourrice.»

Me déplaçant à domicile et ce de manière quotidienne, 7jours/7, ayant une grande expérience sur les techniques de DRP et quand l’état de santé de l’enfant l’exige, je rempli parfaitement ce rôle de surveillance, d’accompagnement de l’enfant et d’information pour les parents.

Dans le rapport du groupe de lecture sur la bronchiolite aiguë chez le nourrisson, une grande partie des experts répondent favorablement au recours de la kinésithérapie respiratoire.

A la recommandation 43 : «La kinésithérapie respiratoire par AFE n’est pas un traitement systématique de la bronchiolite aïgue du nourrisson (grade C).» L’expert 20 répond : «Par l'AFE uniquement, oui. Néanmoins les techniques ont évolué. Aujourd'hui une modulation du flux est plutôt utilisée plus qu'une augmentation de ce flux. De plus, il ne faut pas résumer la Kinésithérapie respiratoire à l'AFE. Le Kinésithérapeute a un rôle dans la désobstruction des voies aériennes supérieures, la formation et les conseils aux parents, le suivi et le bilan de l'état du nourrisson. Il a un rôle majeur de part ses conseils (formation au mouchage, hygiène, tabagisme...) dans la prévention primaire comme secondaire».

L’expert 23 : «Oui toutes les bronchiolites ne nécessitent pas un recours à la kinésithérapie respiratoire. Elle permet tout de même dans la majorité des cas une désobstruction des VAS, une évaluation, un suivi quotidien (weekend et jours fériés) lors de la phase aiguë, une désobstruction des voies aériennes basses, l'orientation de l'enfant et/ou la décision de l'arrêt des soins.»

A la «Recommandation 44 : La kinésithérapie respiratoire n est pas recommandée dans les formes légères (grade C)», l’expert 27 suggère : «Dans les formes légères à modérées, la kinésithérapie respiratoire procure un désencombrement rhino- pharyngé souvent plus efficace que celui réalisé par les parents qui sont rarement éduqués au DRP. Cela permet d'expliquer cette technique d'une part. De plus, au moyen d'AFE et de techniques plus lentes et profondes, le nourrisson se retrouve désencombré, le nez est vidé ce qui lui permet d'augmenter sa prise alimentaire et d'améliorer la qualité de son sommeil. Les parents sont également rassurés : le nourrisson ressent l'apaisement physique et familial. Il est donc plus rapidement conduit vers la phase de guérison.»

La liste est non exhaustive et est disponible sur le site internet de l’HAS.

Concernant les techniques de désencombrement bronchique, les conclusions de l’étude
Bronkilib 2,
parues le 08/11/2019 dans le JCRM sont : «les résultats de notre étude suggèrent un effet symptomatique de la kinésithérapie respiratoire par Accélération du Flux Expiratoire sur l'amélioration clinique à court terme chez les nourrissons atteints de bronchiolite en consultation externe.»
Cette étude a été menée par les médecins et les kinésithérapeutes de différents Réseaux Bronchiolite et pilotée par l’Hôpital Robert Debré. L’étude à venir portera sur l’effet de la prise en charge par le kinésithérapeute en ambulatoire de la bronchiolite sur le confort du sommeil et des repas de l’enfant.

Les bonnes pratiques de l’AFE sont standardisées et les gestes de pressions thoraco-abdominales respectent l’axe de rotation mécanique partagé par les articulations costo-vertébrales et costo-transversales. La pression exercée par les mains du kinésithérapeute n’est pas brusque mais suit l’expiration en continue. Geste qui respect la physiologie de l’enfant dans la phase expiratoire, adapté aux nourrissons et non invasive.

    Je reste convaincue que le kinésithérapeute à un rôle à jouer dans la prise en charge de la gêne respiratoire chez le nourrisson même pour une première bronchiolite aigu chez un enfant de moins de 12 mois. Aussi bien pour le confort de l'enfant après la séance que dans l’accompagnement des parents et pour limiter le recours aux Urgences.

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